Avis

Les enfants d’Aligähr — Patrice Sopel

Couverture et présentation :

Aligähr, étoile immobile présente dans le ciel aussi bien de jour comme de nuit, pourvoie en abondance pour tous les êtres vivants la manne, une substance à la fois nourriture et fluide magique.
Une enfant de sang royal, Ménoria, issue du peuple licornien, doit effectuer l’ascension vers Aligähr afin de renouveler les bienfaits magiques de l’étoile. Mais la pouliche céleste, unique licorne ailée, est convoitée par d’obscures forces qui la soustraient à la garde d’élite elfique, chargée de sa protection.
Il s’en suit une course-poursuite entre pirates, carnistes, alchimistes et elfes, chaque clan cherchant à s’accaparer la petite licorne.
Le « grand égarement » menace désormais de semer le chaos en replongeant les peuples civilisés dans l’ère de la barbarie, si Ménoria n’effectue pas l’ascension vers Aligähr dans les temps impartis…

Éditeur : Libre 2 Lire
Pages : 272
Papier : 18€
Numérique : 4€90
Sortie : 17 mai 2021


Avis :

Patrice Sopel est un auteur que j’ai eu la chance de rencontrer il y a quelques années sur un salon du livre à Mazamet. Je lui avais pris à l’époque Tatanka L’esprit des grandes plaines qui était son premier roman. Depuis, je le suis sur ses réseaux sociaux pour ne louper aucune sortie.

Lorsque j’ai vu la couverture des Enfants d’Aligähr, j’ai trouvé génial que l’auteur s’aventure encore dans les méandres de la fantasy. A l’ouverture des pré-commandes, j’ai foncé tête baissée. Et me voilà à vous en parler avant la date puisque j’ai eu l’immense chance de pouvoir découvrir ce titre en avant-première. (Merci)

Ce roman est dense dans son contenu. Au départ, ça m’a un peu déstabilisée mais comme vous le savez, les univers trop riches ont tendance à me perdre. Cependant, j’ai rapidement pris le navire en compagnie de Delbetis, Lony et les autres pour des aventures extraordinaires.

L’histoire débute par un service vieux de quarante ans qui pousse un roi à jeter son fils dans un monde qu’il ne connaît pas. C’est ainsi que Delbetis, jeune prince, apprend à découvrir ce qu’est la vie en dehors de son royaume et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas au bout de ses surprises. En compagnie de Tirias (un alchimiste), il va devoir trouver sa place parmi ceux qui se nourrissent de la manne, là où lui n’est qu’un « affreux » carniste aux yeux de ceux qui savent d’où il vient.

Delbetis est probablement le personnage qui évolue le plus durant cette histoire. C’était un être naïf et surprotégé, uniquement destiné à reprendre le trône sans même lever le petit doigt. Il s’affirme au fil des pages sans non plus se transformer complètement, rendant ses changements réalistes. Mais il y a toute une flopée de personnages intéressants à découvrir, comme Wilburd ou encore Lony.

L’auteur a fait le choix de ne pas définir nettement les frontières du bien et du mal selon moi, offrant au lecteur une possibilité de réflexions sur ces notions . Si la mission confiée à Delbetis apparaît comme cruelle au premier abord, il s’avère que d’autres personnes plus dangereuses encore vont se mettre sur sa route. Et les raisons derrière cela ne sont pas nécessairement évidentes.

Quant à la princesse Ménoria, bien qu’elle soit un personnage central du récit, elle n’y apparaît que tardivement. La légende d’Aligähr est expliquée à la toute fin du livre en guise de complément. J’ai beaucoup aimé son concept, pas dénué de bon sens, de mon point de vue.

Si vous aimez les pirates, la magie, les créatures légendaires et les alchimistes, n’hésitez pas à vous jeter à l’eau. Ce roman ne manque pas d’action et de rebondissements bien placés, donnant un excellent dynamisme à l’ensemble. A lire sans modération dans quelques semaines.

Note : 18/20.


Extrait :

L’équipage se plia aux ordres ; personne ne risquerait de perdre le quart de rhum du soir sous aucun prétexte ! La boisson égayait le quotidien monotone des matelots après la journée de travail, la nuit venue. La vie des marins s’affadissait rapidement au fil des semaines de navigation. Nombreux les déçus de ce métier qu’ils associaient auparavant aux grandes étendues océaniques où les aventures, palpitantes, étaient sensées les attendre. Seuls les pirates brisaient cette monotonie lors d’attaques-surprises. Lorsque cela arrivait, les marins aiguillonnés par l’adrénaline ne pensaient plus aux actes héroïques qu’ils fantasmaient, mais à échapper aux écumeurs des mers en un seul morceau !


Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à vous aventurer sur le site de la maison d’édition où vous pourrez télécharger un extrait ou le dossier de presse. Le livre est actuellement en pré-commande sur libre2lire permettant de le recevoir dédicacé par Patrice Sopel.

8 commentaires sur “Les enfants d’Aligähr — Patrice Sopel

  1. @aurelalala
    Je comprends que les univers trop riches aient tendance à te perdre. J’ai moi-même ressenti ça en lisant « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo, ainsi que « Le Silmarillion », « Le Hobbit » et « Le Seigneur des anneaux » de John Tolkien.

    La narration, qu’on a parfois du mal à se rappeler où on en est à travers tous ces détails.

    Aimé par 1 personne

    1. C’est exactement ça. Je compte sortir Le Hobbit de ma PAL prochainement. Mais j’avoue que je m’inquiète un peu. J’ai lu Le seigneur des Anneaux il y a une quinzaine d’années mais c’était un défi personnel (je voulais les terminer avant mon frère qui avait bien entamé la lecture). J’ai mis une semaine pour finir la trilogie. J’ai le souvenir de quelques longueurs surtout. Mais c’est vrai que c’était dense sauf que j’avais vu le premier film alors c’était différent car j’avais assimilé certaines choses grâce à ça.

      Je n’ai jamais lu Victor Hugo et je ne suis pas tentée pour l’instant. C’est la peur qui m’en empêche. De toutes façons, les classiques et moi avons toujours un peu de mal.

      En tout cas, Les enfants d’Aligähr reste un roman accessible. Et heureusement, ça m’aurait peinée de ne pas l’apprécier. Ceux qui ne sont pas gênés par les univers bien garnis y trouveront sûrement leur compte. 😊

      Aimé par 1 personne

      1. On peut en trouver dans d’autres histoires. Un exemple connu vient du manga « Sailor Moon » *. Mais je n’en dirai pas davantage afin que la surprise reste intacte pour les éventuels intéressés.

        * Disponible en « Eternal Edition » (10 tomes) chez Pika.

        Aimé par 1 personne

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