Avis

Une vie inachevée — Mark Spragg

Couverture et présentation :

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Dans un ranch délabré du Wyoming, Einar vit reclus dans une tranquille solitude depuis la mort de son fils, dix ans plus tôt. Aussi voit-il d’un mauvais œil resurgir sa belle-fille, Jean, qu’il tient pour responsable de l’accident qui a coûté la vie à son fils. Fuyant son compagnon violent, la jeune femme vient se réfugier chez lui. Einar découvre alors l’existence de sa petite-fille Griff, âgée de neuf ans. Le tempérament bien trempé de l’enfant et la fascination qu’exerce sur elle la vie au ranch ne laissent pas le vieil homme indifférent. Mais tandis qu’un équilibre fragile semble s’instaurer, l’ex-amant de Jean débarque en ville.

Éditeur : Gallmeister
Papier : 9€70
Numérique : 8€99
Pages : 317
Sortie : septembre 2019

Remarque : Une vie inachevée existe en film.

Avis :

C’est dans les moments les simples qu’on peut vivre des choses extraordinaires.

On commence l’histoire avec Jean et sa fille, Griff, vivant dans une caravane. Caravane appartenant à Roy, l’actuel compagnon de Jean. Tout n’est pas rose au paradis. La jeune Griff ressent les mauvaises vibrations qui émanent de Roy.

Puis elles partent mais rien ne se passe jamais comme prévu. Jean retourne en terre natale et n’a presque pas d’autre choix que de demander de l’aide à Einar, le père de son défunt mari, qui ignorait l’existence de Griff.

Chez Einar, ce sont les terres sauvages du Wyoming, une vie rurale et plutôt monotone en réalité. Einar partage sa vie avec Mitch, un ami dont il s’occupe depuis des années.

L’arrivée de Griff va bousculer les deux bonshommes pour une aventure un peu folle mais qui aura l’avantage d’éclairer leur chemin à tous.

J’ai toujours beaucoup aimé les ambiances « ranch », les grands espaces, les animaux… Nous y trouvons tout cela. Mais on aborde aussi le côté familial, les relations brisées par un deuil, les difficultés à accepter l’inacceptable et la complexité d’apprivoiser l’inconnu.

Entre Griff, l’enfant solitaire, Jean, qui a besoin des hommes pour se sentir reconnue, Einar, vieil homme endeuillé et Mitch, brisé par un ours, difficile de s’ennuyer.

En apparence, tout est d’une simplicité alarmante mais la manière dont l’histoire est racontée, son rythme, ses péripéties, en font quelque chose de bien plus fort, plutôt émotionnel même pour un lecteur empathique.

J’ai tout aimé là-dedans, je regrette même de ne pas avoir plus de moments à vivre avec eux.

Note : 18/20


Extrait :

Le chien cligne de ses yeux chassieux, bâille, et Einar se dit : Voilà un animal qu’il faudrait entraîner dans les hautes herbes pour l’abattre d’un coup de fusil et l’enterrer près de son homonyme. Mais il sait que Mitch ne tolèrerait jamais ça. Mitch croit à la souffrance comme à un droit, un fardeau, quelque chose de sacré même, à la fois pour les hommes et les bêtes.

3 commentaires sur “Une vie inachevée — Mark Spragg

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