Avis

Le poids des sentiments — NR Walker

Couverture et présentation :

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Après s’être fait larguer par son petit ami de longue date à cause de son surpoids, Henry Beckett décide de s’imposer des changements radicaux. Dans une vaine tentative pour récupérer son petit ami, il fait la chose la plus absurde et la plus effrayante qu’il puisse imaginer : il s’inscrit dans une salle de sport.

Reed Henske est un coach personnel qui n’est pas certain d’être prêt à se lancer dans une nouvelle histoire d’amour. Il en a marre des types qui ne s’intéressent qu’à l’image d’un corps parfait et qui ne le voient jamais tel qu’il est vraiment. Alors que Reed torture Henry à coups de régimes et d’exercice, celui-ci ravit son entraîneur grâce à ses recettes et ses éclats de rire.

Mais tandis que les limites de l’amitié commencent à s’estomper, Henry est convaincu qu’il n’y a aucune chance que Reed, cette incarnation terrestre de Thor, puisse s’intéresser à un gars dans son genre. Reed doit convaincre Henry que la vie ne consiste pas à atteindre son poids idéal.

Il s’agit de trouver son contrepoids idéal.

Éditeur :  Reines-Beaux
Papier : 18€
Numérique : 5€99
Pages : 376
Sortie : octobre 2019

Avis :

Depuis le temps que je voulais lire ce titre, c’est enfin fait. Je ne regrette pas du tout de m’être lancée puisque c’est un roman qu’on peut aisément comparer à un bonbon sucré réconfortant.

Henry est un personnage qui n’a pas de filtre et dit tout ce qui lui passe par la tête le plus souvent. Il fait beaucoup rire son entourage… (ou pas). Il est réservé sur son lieu de travail et évite au maximum toute conversation personnelle. Il n’y a qu’avec son assistante qu’il se permet la familiarité. J’imagine que ses collègues se font des idées sur lui puisqu’il se mêle à personne. Et cette vie lui va bien jusqu’au départ en fanfare de Graham, qui a été son compagnon durant huit ans. Acceptant sans mal qu’on puisse le traiter de « vieux » alors qu’il aime sa vie pépère, il apprécie beaucoup moins que Graham le quitte pour son poids. Il prend alors conscience qu’il a grossi, beaucoup trop pour son bien-être et décide de se mettre au sport.

Aidé par son coach, Henry va tenter de se (re)trouver.

Reed est un personnage qui fait rêver par sa gentillesse, sa patience et ses réflexions bienveillantes. Au-delà de son physique idéal pour les magazines, il a donc tout pour lui. Cette perfection est intimidante pour Henry qui parfois a du mal à cerner Reed. De même, j’aurais préféré que ce dernier ait un défaut bien distinct mais je n’ai rien trouvé allant dans ce sens.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui m’a fait rire. Henry est un clown qui va souvent se plaindre à propos des douleurs musculaires et s’imaginer mourir chaque fois. Tous les non sportifs seront d’accord avec lui, de tels efforts physiques font souffrir.

Vous ne le verrez pas longtemps ressasser sa rupture et la raison à cela est révélée aux 3/4 du roman. Ce qui fait que cette histoire n’est pas larmoyante. Henry avance.

Côté romance, elle se met en place doucement mais sûrement. J’avais peur que cette histoire de coaching et perte de poids vienne gâcher le plaisir mais aussi qu’il en ressorte que sans son régime et sa pratique régulière du sport, Henry n’aurait pas plu à Reed. NR Walker, même si ça arrive assez tardivement, met les points sur les i dans une discussion à cœur ouvert entre Reed et Henry.

Globalement, à part quelques maladresses (l’humour d’Henry peut parfois ennuyer un peu) pour me satisfaire pleinement, Le poids des sentiments offre un beau moment de lecture avec des sujets variés comme le regard des autres, les attentes, le courage, l’acceptation de soi et l’amitié.

Note : 19/20.

PS : je n’ai pas osé faire de parallèle déplacé entre Dis-moi que c’est réel de TJ Klune (coup de cœur pour moi) et ce roman parce qu’en dehors du héros qui n’a pas de filtre et est en surpoids, en dehors de l’amoureux qui est un sportif, la comparaison s’arrête là.


Premières lignes :

La plupart des gens ne peuvent vous dire à quel moment leur vie a changé. Un jour, ils ont vingt ans, le monde leur appartient, et le jour suivant, ils sont proches de la quarantaine et se demandent où diable est passée leur vie. Il n’y a pas d’Âge de cristal qui marque le dépassement de votre date de péremption. Il n’y a pas de cérémonie avec des toges et des chapeaux amusants pour célébrer votre entrée dans la nouvelle tranche d’âge quand vous cochez les cases d’un sondage. Vous vous retournez juste et boum-badaboum-merci-m’sieur-dame, vous êtes vieux.

Enfin, plus vieux.

J’avais trente-cinq ans. Je ne me considérais pas comme vieux. Enfin, ce n’était pas le cas.

Jusqu’à ce que Graham, mon compagnon depuis huit ans, rentre à la maison et me dise que c’était fini. Il ne voulait pas passer sa vie avec un vieil homme en surpoids. Je n’étais plus amusant. Je ne prenais plus soin de moi. Je n’étais pas ce qu’il voulait.

Et ce fut à ce moment-là que ma vie changea.

5 commentaires sur “Le poids des sentiments — NR Walker

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