Avis

Un renard pas comme les autres — Isabelle Rowan

Couverture et présentation :

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Connor Coutts est le gardien du secret de sa famille et des « toisonés » du comté de Victoria en Australie, région d’élevage de moutons.
Là-bas, les renards sont tués à vue et on les placarde aux arbres tel un avertissement pour ceux qui oseraient s’y aventurer.
À seulement 17 ans, Connor est le seul toisoné mâle à des centaines de kilomètres, l’un des derniers à fouler ce sol et à porter cet héritage.

Son destin semble tout tracé, mais un nouveau venu à la ferme de moutons des MacKenzie pourrait changer la donne. Spencer MacKenzie, avec ses longs cheveux noirs et son look gothique, n’a pas l’air à sa place ici.
Pourtant, il semble très vite évident que les deux jeunes garçons pourront s’allier pour contrer leurs ennemis communs.

S’il veut faire équipe avec Spencer, Connor lui doit la vérité… Il ne sait simplement pas s’il est prêt à lui faire confiance…

Éditeur : MxM Bookmark
Collection : Teen Spirit
Papier : 14€
Numérique : 5€99
Pages : 300
Sortie : avril 2020

Avis :

Une jolie histoire dans l’ensemble, guère trop crédible (difficile d’en être certain dans cet univers fantastique) mais qui saura sûrement satisfaire le public auquel elle est destinée.

Spencer se retrouve contraint de déménager à la ferme de ses grand-parents, assez loin de la ville de Seaford où il a vécu jusqu’à présent. Il y débarque en compagnie de sa jeune sœur et ses parents pour filer la main pour l’élevage de mouton qui fait la fortune de ses grand-parents.

Non loin, il y a une forêt qui abrite une famille qualifiée de sauvage par le voisinage : les Coutts. Spencer y croise Connor mais ne s’attend pas à déclencher l’hostilité de qui que ce soit. Pourtant, Connor lui fait bien sentir qu’il le déteste.

L’histoire débute avec le souvenir de la toute première rencontre entre Spencer et Connor et présente ainsi l’arbre aux renards où sont suspendus les trophées des chasseurs locaux donnant le ton à l’histoire, sombre au premier abord.

La romance est mignonne et s’engage progressivement sans se compliquer réellement si l’on excepte l’attitude de Spencer alors qu’un événement l’oblige à retourner en ville.

Le mystère qui entoure Connor est levé rapidement, par contre, d’autres choses sont laissées en suspens pour maintenir l’intrigue et tombent de manière plutôt inattendue à la fin du roman puisque toutes les hypothèses que j’ai personnellement envisagées ont été balayées chaque fois. J’étais sur la bonne piste pourtant. Donc je n’ai eu aucune surprise sur la tournure que prend l’histoire mais peut-être qu’il y avait moyen de jouer un peu mieux avec tout cela. (Perception subjective.)

Vous trouverez beaucoup de descriptions, parfois longues (mais je n’aime pas ça donc c’est purement subjectif, là encore). Cependant, dans une roman mettant à l’honneur un animal, il est important de rappeler la beauté et les mystères de Mère Nature. L’Australie, comme si vous y étiez (ou presque), jusqu’à la possible présence de serpents dans les toilettes.

En conclusion, c’est une lecture sympathique, pleine de mignonneries et de bons sentiments, qui va aussi parler de suicide et de disparition, avec d’importantes valeurs familiales. A découvrir pour ceux qui aiment les romances qui s’adressent à un public assez jeune.

Note : 14/20.


Extrait :

Le silence était également différent. Dans sa chambre, à la maison, Spencer avait l’habitude du bruit des voitures, et c’était rare, même aux premières heures de la journée, de ne jamais rien entendre. Il lui arrivait souvent d’être réveillé dans son lit, à écouter le faible bourdonnement du moteur devenir de plus en plus bruyant jusqu’à ce qu’il passe sous sa fenêtre avant de disparaître à nouveau dans la nuit de la banlieue. Ce n’était pas le grand silence ici non plus. On entendait les bêlements des agneaux nouveau-nés ou bien le glapissement d’un renard qui pourrait effrayer les poulets pourtant en sécurité dans leur poulailler. Lorsqu’il n’entendait pas les animaux, Spencer pouvait discerner les insectes et le bruissement des feuilles de gommier sous la brise.

3 commentaires sur “Un renard pas comme les autres — Isabelle Rowan

    1. Je reconnais que j’aime ça aussi. Ça se lit bien et vite, et c’est encore mieux quand malgré ça, on y aborde des thèmes importants. Je l’ai aussi pris pour la couverture, sinon, je pense que j’aurais passé mon tour. J’aime bien les métamorphes mais je préfère le contemporain. 😉

      Aimé par 1 personne

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