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Abîmés -1-///Citius Altius Fortius — Bouffanges

Bonjour à vous,

je change légèrement ma façon de procéder pour cet article. Vous trouverez, au bas de celui-ci, les couvertures et présentations des deux livres dont il est question ici.

brown and black hedgehog

Bouffanges est un auteur que j’adore lire même si je m’inquiète très souvent de ce qui peut bien se passer dans son esprit et surtout de mes capacités à suivre ses pérégrinations. J’ai l’impression que je ne m’en suis pas trop mal tirée cette fois. (Oui, certains auteurs sont des défis pour ma petite tête.)

Abîmés est un recueil qui mérite votre attention si vous aimez la nature et les animaux. C’est ce qui est récurrent d’un texte à l’autre.

Lire du Bouffanges, c’est aussi aborder des sujets divers du plus anodin au plus grave avec une plume qui ne cherche pas à faire preuve de tact même si dans ce recueil, les nouvelles me paraissent bien plus portées sur les émotions et les liens qu’on peut tisser. J’ai eu la sensation qu’elles délivraient de beaux messages sur l’importance de préserver la nature par le biais de sa faune et de sa flore, de la laisser vivre. Il évoque les valeurs familiales, cependant, je dois nuancer ce point qui, par le biais de différents individus, met en avant la noirceur de l’humain et sa capacité de destruction. Ainsi, le titre du recueil fait sens puisque chaque texte parlera d’êtres qui, à un moment ou à un autre, ont pu développer de profondes blessures physiques ou psychologiques.

Au sommaire du recueil :

  • Sonate pour piano seul
  • Le gardien du phare
  • Le silence de la chouette
  • L’arbre dans le métro
  • La fée verte
  • Se souvenir d’Élise Gervais
  • Algologie
  • L’éléphanteau et la lavande
  • Cahin-caha
  • Impunité

Dans mon « top 3 », on retrouve Le silence de la chouette qui parle d’une rencontre entre un oncle inconnu et son neveu dont la communication ne peut se faire que par une communion des cœurs. Ils évoluent dans un cadre où la nature est reine et dans lequel le neveu pourra s’épanouir et trouver un but à son existence.

Algologie est une nouvelle bouleversante où une jeune femme fait face à un deuil tout en tentant de s’accrocher à un maigre espoir sous l’apparence d’un chat malade. C’était un moment compliqué à lire, bouleversant, pour la femme comme pour la bête.

La fée verte retrace la déchéance d’un peintre qui va tout tenter pour conserver la vue. En picolant, il semble percevoir un premier remède et redonne un coup de fouet à son inspiration. Il voit la part animale des individus qui l’entourent. C’est ubuesque mais on y sent bien la critique de l’Homme qui se cache derrière ces représentations. Quant à la fin, elle est abrupte mais la situation s’y prête.

Se souvenir d’Élise Gervais évoque les souvenirs de guerre et le devoir de mémoire. Pour les non-connaisseurs (comme moi), Elise Gervais a vraiment existé et reste une figure importante de la Résistance.

Dans L’Éléphanteau et la lavande, on a un homme qui perd la mémoire mais qui sera prêt à y faire face. C’est un texte qui est dans l’émotion par la relation d’un père et d’un fils puis par ce rapport qu’on a à la vie et par extension, à la mort.

Chacune des nouvelles de ce recueil a son petit quelque chose qui la rend intéressante. Si vous aimez ce format d’histoires, foncez.

La nouvelle Citius Altius Fortius retrace un événement historique dont je n’avais pas connaissance (J’ai honte !). Notons déjà qu’il est intéressant d’apprendre mais cette histoire de « Black Power » et de poing levé, je l’ai trouvée fascinante. Rien d’autre à ajouter, vous avez tout dans la présentation juste en-dessous.


Citius Altius Fortius

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Le 16 octobre 1968, trois hommes s’apprêtent à monter sur le podium du 200 mètres des Jeux olympiques de Mexico. Trois hommes qui, unis par une foi commune, s’apprêtent à sceller leur destins individuels en même temps qu’à marquer l’histoire du sport et de la lutte pour les droits de l’homme.

50 ans après, cette nouvelle vous propose de revivre de façon romanesque cet épisode fascinant, et de découvrir la part méconnue prise par Peter Norman, le médaillé d’argent entre les deux poings gantés de noir de Tommie Smith et John Carlos.

Éditeur : auto-édition
Numérique : 0€99
Pages : 14

Abîmés (tome 1)

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Un piano abandonné qui tente de comprendre la folie du monde qui l’entoure ; un gardien de phare qui ravive chaque jour le feu au haut d’un sémaphore désuet ; un adolescent confronté brutalement au silence d’une nature dépouillée ; un homme qui vient de perdre son emploi découvre un arbuste sur le quai du métro ; un peintre qui trouve dans l’abus d’absinthe les visions qui feront de lui, peut-être, un immense artiste ; un jeune homme qui met de l’ordre dans les affaires de son grand-père ancien résistant ; une jeune vétérinaire en deuil qui jette ses dernières forces pour sauver un vieux chat ; un homme qui défie Alzheimer de lui prendre les merveilleux souvenirs qui défilent devant ses yeux, face aux lavandes ; un accidenté de la route qui trouve refuge dans les images des jours passés ; des êtres qui se déploient autour du procès d’un abominable assassin. Dix nouvelles, pour dix personnages jetés dans l’abîme, détériorés par les cahots de la vie.

Éditeur : auto édition
Numérique : 0€99
Pages : 126

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