Avis

Les romans autobiographiques de Michel Masméjean

Bonjour à vous, c’est au tour de la trilogie autobiographique de Michel Masméjean de bénéficier d’une mise en avant. Mes retours dessus remontent à janvier 2018, soit le premier mois de vie du blog. Bonne découverte.

Le passé recomposé ou les jeunes années de Martin Maurel

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Autobiographie

Le récit commence au début de l’année 1955 dans le village de Cerbère qui veille sur la frontière franco espagnole comme le chien à trois têtes du même nom gardait dans la mythologie Grecque, la porte des enfers.
Ceux qui désirent mieux me connaître trouveront dans ce roman toute l’enfance de mon alter ego, Martin Maurel, avec ses saisons incertaines, agitées, voire turbulentes, accompagnées de passions fugaces propres à l’adolescence.
Plus tard, en 1967, Martin abordera enfin sa vie d’adulte avec la certitude que le hasard mène la vie comme il l’entend et que c’est bien le vent qui décide de tout. Agréable
Outre la couverture de l’ouvrage représentant une vue générale de Cerbère dans les années 1950, j’ai agrémenté les 281 pages du texte de quelques photos en noir et blanc d’époque afin de rendre sa lecture plus vivante.

Éditeur : auto-édition
Papier : 20€
Pages : 263
Sortie : 2015

Extrait du livre :

Mais revenons à cette rentrée au collège, aux premiers mois passés, aux premières notes et appréciations et aussi aux premières engueulades !
À tous les cours, je regagnais ma place située au fond de la classe.
Dans toutes les écoles du monde il en va ainsi, il est un ordre établi depuis que l’école existe. Aux premiers rangs, les cadors, les lèche-culs et autres papelards ; au milieu de la classe, le tout venant, les moutons, les sans grade, la plèbe ; au fond, les malfaisants, les apaches, les têtes de lard. Un ordre immuable !
Je faisais donc partie de la dernière catégorie. Et gare, là plus qu’ailleurs, quand on a une étiquette dans le dos on se la garde de manière définitive. Dire que le premier trimestre ne se passa pas très bien, serait une belle figure de rhétorique.

Mon avis :

La vie de Martin Maurel se déroule classiquement. En 1955, il déménage à Cerbère. Martin a un frère, bien plus âgé que lui, avec lequel il n’a pas d’affinité durant son enfance. Le jeune Martin est fan de foot et notamment de l’équipe Nîmes Olympique. Il rend visite à sa famille à Marseille, à Nîmes. Il a même un oncle assez spécial, du genre criminel. Il n’est pas très bon pour l’école. Il aime lire. Je pense que c’est quelqu’un de solitaire, quelqu’un qui a du mal à trouver sa place.

Pourquoi lire l’histoire de Martin Maurel ?

Il s’agit là d’une autobiographie avec tout ce qu’elle implique : des faits marquants avec plus ou moins d’importance selon qui lit. Comme dans un journal intime, les mots couchés sur le papier sont entraînants ou ennuyeux selon la phase que l’on traverse. Je ne dis pas que j’ai trouvé des passages ennuyeux ici. Cela n’a pas été le cas.

Martin nous livre une enfance près des rails et des trains de Cerbère. Si vous avez un attrait particulier pour eux, lisez ce livre.

Si vous aimez les récits « tranches de vie », lisez-le.

Si vous aimez les années 50-60, lisez-le.

Si vous aimez trouver un personnage principal ordinaire menant une vie classique, lisez-le. (Peut-être pas si classique, je n’ai aucune idée de ce qu’était la vie dans ces années-là, je pense que la famille de Martin faisait partie des familles avec des moyens financiers plus importants que la moyenne sans être « riche ».)

Entre parties de cache-cache dans les blockhaus, parties de « pignols » et parties de pétanque, il n’y a aucun ennui ici. Venez suivre Martin dans ses études chaotiques et ses amitiés difficiles.

Ma note : 4/5

Difficile de juger un récit qui n’est pas une entièrement fictif. J’ai trouvé la vie de Martin Maurel vraiment intéressante.


La Toupie ou l’histoire de Martin Maurel
(republié sous le titre de La Rage au cœur avec une nouvelle couverture)

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Nous sommes en 1967, le jeune Martin entre dans la vie active et quitte sa terre natale languedocienne pour aller vivre en vallée de la Maurienne.
Malmené par la lenteur du temps, sa dérive, ses brusques explosions ainsi que par sa relation douce-amère avec Morgane il connaîtra lors de ce séjour à Saint-Jean-de-Maurienne « tout ce que l’on peut attendre d’une vie pleine : l’amour, la désillusion, l’amitié, la haine et la mort. »
Il goûtera aux rencontres, s’exposera aux affrontements, à d’étranges confidences et aux fuyantes amours.
Avec sa nature excessive et ses idées bien arrêtées, il aura bien du mal à faire la part des choses.
Comment parviendra t-il à gérer ces difficultés ?
Qu’adviendra t-il de ses amours ?
Quelle sera l’issue de cette période incertaine ?

Éditeur : auto-édition
Papier : 20€
Pages : 195
Sortie : 2012

Mon avis :

Martin Maurel part pour Saint-Jean-de-Maurienne. Nouvelle vie, nouveau boulot, nouveau départ ou presque. Morgane, sa moitié à la fin du précédent tome, fait toujours partie du paysage. Morgane qui souhaite mener à distance cette relation et Martin qui y croit tout en y mettant des réserves.

En faisant connaissance avec ses collègues de travail, il comprend rapidement qu’il ne va pas rire tous les jours. L’ambiance y est lourde et morose; la grisaille environnante ne l’aidant pas à apprécier séjour.

J’ai trouvé ce livre bien plus sombre que le précédent. Martin va en voir de toutes les couleurs et dans tous les domaines.

Une suite à découvrir si l’on a apprécié le premier.

Ma note : 4/5


Les Tribulations d’un enfant du rail ou l’année 68 de Martin Maurel

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Je me devais de faire une suite à « La toupie ou l’histoire de Martin Maurel » car Martin n’en n’avait pas fini avec ses déboires amoureux et les rapports conflictuels envers sa hiérarchie. Cette année 1968 allait lui procurer bien des sensations.Une nouvelle ville, un emploi différent, de nouveaux amis et une époque remarquable qui bouleversa en profondeur la société française.Non, ce n’est pas un livre de plus sur 1968 et sa pseudo-révolution mais simplement une tranche de vie, retracée au travers d’un kaléidoscope, de cette fabuleuse période que certains qualifient d’année référence.

Éditeur : auto-édition
Papier : 18€
Pages : 218
Sortie : 2014


Extrait du livre :

La soirée s’acheva au Cyrano. Le patron se montra compréhensif et nous laissa tranquilles avec nos deux tasses de café pour quatre. Dans un coin, un groupe de hippies grattait leur guitare et leur mauvaise humeur. Au fond de la salle un couple se serrait de près tandis que proche de nous des contestataires de tendance anarchiste commentaient l’information du jour et brandissaient la menace d’une grève générale.Je sentais bien qu’il se passait quelque chose mais dans ma tête c’était confus. J’étais une bête mal dégrossie. Je n’arrivais pas à faire la part des choses, il en était de même pour mes amours. J’avançais dans la vie, flottant, indécis, confondant réalité et chimères.Au bar, un philosophe de comptoir discourait, il mettait en garde le gouvernement et sa coalition bourgeoise, il annonçait un soulèvement des masses pour bientôt.L’œil allumé, il proclamait à qui voulait bien l’entendre :- Vous verrez …, il sera difficile d’éviter le bain de sang !

Mon avis :

Après avoir passé trois jours en compagnie de Martin Maurel, je regrette presque de le laisser puisqu’il a laissé des zones d’ombre…

Mais parlons de l’année 68 de ce jeune employé de la SNCF, qui quitte Saint-Jean-de-Maurienne, pour la ville de Lyon.

Il ne fera qu’un séjour bref à Lyon. Le destin l’envoyant à Grenoble qui sera sa ville pour quelques temps.

Arrivé à Grenoble, on lui confie une tâche bien particulière. Le problème, c’est que lui-même ne sait pas bien ce qu’on attend de lui.

Trouver un logement est un vrai casse-tête mais il ne va pas faire son difficile.

Les amours s’en vont et viennent.

Ce que j’ai préféré ici : clairement, les passages au boulot ! Plus précisément, les derniers mois.

Martin a une drôle de vie quand même !

A lire si l’on veut continuer et mettre un point final à ce roman autobiographique.


Retrouvez l’auteur, ses œuvres et ses peintures sur son site internet.

A très bientôt.

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