Avis

Destins croisés /// La dérobade — Michel Masméjean

Bonjour à vous, j’espère que vous allez bien. Traversant un puissant désert livresque et ayant la volonté au point mort depuis quelques jours, j’ai décidé de remettre en avant mes tous premiers articles. C’était un projet laissé de côté. Je commence avec cette duologie dont j’ai parlé en janvier 2018.

Destins croisés

Ouzouer-sur-Trézée, charmant village du Loiret et New York 2012. Quel rapport peut-il y avoir entre ces deux endroits ? C’est le destin qui décide et Martial comme Sandra ne pourront rien à cette providence qui les réunira pour le meilleur comme pour le pire.

Éditeur : auto-édition
Papier : 18€
Pages : 168
Sortie : janvier 2016

Avis :

C’est la deuxième fois que je lis ce roman. Acheté à Capestang (34), un jour de dédicaces, j’ai eu le plaisir de recevoir un message de l’auteur m’informant de la sortie de la suite de Destins croisés. Je ne pouvais pas décemment commencer ce nouveau livre sans me pencher sur le premier, encore une fois. J’avais fait un retour à l’auteur, lui expliquant toute ma déception à cause de cette fin trop ouverte. Pour moi, il manquait un élément important dans cette histoire.

Attention : la lecture de ce roman demande une certaine ouverture d’esprit !

Martial, tout juste cinquantenaire, travaille dans une agence de voyage à New-York. Cela fait vingt-cinq ans qu’il vit aux USA, où il a suivit son ami (et patron), Jo, suite à une déception amoureuse. Depuis, sa vie sentimentale est un vrai désert, en dehors de rares étreintes qu’il s’autorise parfois.

Son travail consiste à accueillir et jouer les guides pour des touristes Français. Il fait ainsi la connaissance d’un couple, les La Mornay, et de leur fille Sandra. Afin de rendre service, Martial accepte de loger brièvement Sandra, qui s’est engagée à poursuivre une année d’étude à l’université de Columbia. Mais tout ne va pas se passer aussi bien que le pensait Martial.

Ce roman ne fait que 168 pages. L’auteur va droit au but. Sa plume est fluide. Même si la narration se fait à la troisième personne, nous sommes clairement dans l’esprit de Martial. C’est un solitaire qui s’est accommodé à sa vie de célibataire. Il n’y a plus de place pour l’amour, le vrai, celui qu’il pensait avoir avec sa femme. De fait, il est assez réticent lorsqu’il reçoit des propositions, aussi tentantes soient-elles. Il se retrouve tout retourné alors que Sandra tente de se rapprocher de lui. Quelle suite donner à ses appels ? Seul Martial saura répondre à cela.

Monsieur Masméjean nous propose un voyage à New-York, à San Francisco ainsi qu’un bref passage en France alors que nous en apprenons plus sur les premières années de Martial.

Note : 4/5


La dérobade

Roman qui fait suite à « Destins croisés » mais qui peut se lire indépendamment. Sandra et Martial vont-ils se retrouver et dans quelles conditions ? Se retirer n’est pas fuir comme le dit l’entête du livre car un amour même le plus authentique finit toujours par s’épuiser quand il n’est pas partagé.

Éditeur : auto-édition
Papier : 18€
Pages : 168
Sortie : 2017

Avis :

Nous retrouvons Martial qui a pris la fuite afin de préserver Sandra. Martial qui a réussi à ouvrir une agence de voyage à Tortuguero, un bled paumé mais dont la richesse en faune et flore est intéressante.

Cette fois, l’auteur nous permet de partager la vie de Sandra. Sandra qui n’est toujours pas dans la confidence des derniers événements qui ont conduit à la dérobade de Martial. Elle est en pleine dépression. Jo et sa femme tentent de la sortir de cet enfer en mettant leur fils sur sa route : Jonathan.

Jonathan est un jeune homme qui semble à peine se débrouiller dans la vie. Il a toujours envié la place un peu spéciale que Martial a dans le cœur de ses parents.

C’est ainsi que démarre l’histoire de La Dérobade avec Martial qui tente de reprendre pied loin de ses amis et de Sandra; Sandra qui ne sait plus quoi faire par rapport à Martial mais bien déterminée à comprendre; et Jonathan, qui nourrit une haine à l’égard de Martial.

Pour ne pas dévoiler l’intrigue dans son intégralité, je vais me contenter de préciser que la plume de l’auteur est toujours aussi fluide dans ce roman. Cette fois, il nous conduit en terrain hostile où l’on frôle les limites de la légalité, parfois même on en sort.

J’ai adoré la tournure que prend le récit et la fin est une superbe note d’espoir, bien loin des débuts désastreux des protagonistes principaux.

Le plus, Tortuguero, Costa Rica, Panama, comme si vous y étiez avec des descriptions à faire rêver. C’est un drôle de voyage qu’on a ici.

A lire !

Note : 4,5/5


Pour en savoir plus sur l’auteur, rendez-vous sur son site internet sur lequel figurent aussi des photos de ses peintures.

Demain, je publierai les retours sur les romans autobiographiques de cet auteur en vous partageant mes trois articles en un seul.

Prenez soin de vous.

À très bientôt.

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