Avis

Terre de Fauves — Alec Ace

Couverture et présentation :

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En dépit d’une adolescence rebelle qui lui vaut de quitter les États-Unis pour s’installer chez son père en Afrique du Sud, Owen Thompson devient un homme engagé, un Ranger agissant pour la sauvegarde de la faune sauvage au sein du parc National Paul Kruger. Si en apparence tout semble se dérouler pour le mieux dans sa vie, Owen cache en réalité un lourd secret, à savoir sa nature de métamorphe, mi-homme mi-lion.

Quand les actes de braconnage commencent à se multiplier étrangement, et qu’un ambitieux projet hôtelier émerge de nulle part, le personnel de la réserve est aux aguets. Les répercussions sur la région entière pourraient s’avérer catastrophiques. Dans l’ombre, à l’insu du commun des mortels, une mystérieuse menace – bien plus dangereuse encore – attend de ressurgir au grand jour. Trop impliqué dans ces évènements, Owen devra puiser en lui la force d’embrasser son destin.

Éditeur : Juno Publishing
Papier : 18€
Numérique : 5€49
Pages : 268
Sortie : mai 2020

Avis :

Quand Juno Publishing a annoncé qu’i y avait des exemplaires en vente sur la boutique, je n’ai pas pu attendre. Surtout qu’il sort officiellement au mois de mai. 😱

Si vous êtes un habitué des livres avec des métamorphes, des liens très forts d’une meute, de l’absence de solitude qui peut en découler, de tout le blabla sur les métas, etc… oubliez tout ça.

L’auteur ne s’est pas contenté d’écrire une énième histoire sur le sujet. Il a mis en scène un héros qui évolue en solitaire ou presque, qui n’est pourtant pas le seul à avoir l’aptitude de se changer en animal. Il n’a pas toutes les réponses concernant sa particularité et n’a guère le loisir d’échanger à ce propos avec d’autres concernés. Et même s’il entretient une relation privilégiée avec le Sage du village, cela ne suffit pas à tout éclaircir. La seule chose dont il est sûr, c’est qu’il aime les animaux et qu’il doit tout faire pour les préserver, les lions en particulier.

Bienvenue en Afrique du Sud, terre pleine de richesses et de croyances avec ses animaux très prisés autant par les touristes que par les chasseurs. Le ravage des terres par l’expansion du tourisme et l’inquiétant trafic animalier qui nuit à la faune sont deux choses importantes dans ce roman.

Owen est un homme qui a connu quelques bouleversements qui le rendent émotif dans certaines situations. Il est très seul, ne voit pas sa famille et n’a qu’un ami cher avec lequel il travaille. Il ne peut pas non plus vivre sereinement son homosexualité sur le continent africain.

Son métier de Ranger lui cause quelques frayeurs à cause des menaces qui pèsent quotidiennement sur les animaux de la réserve mais les choses se corsent lorsqu’une lionne qu’il connaît bien est sauvagement assassinée. En parallèle, la construction d’un hôtel vient fragiliser une situation déjà instable. Rien ne garantit que tout ce qui arrive depuis quelques temps n’est pas lié aux appétits surdimensionnés de ceux qui ont pouvoir et fortune. Owen va mener sa petite enquête pour assurer la pérennité de sa terre d’accueil et faire des découvertes surprenantes.

Par ailleurs, Owen voit sa vie sentimentale chamboulée et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça démarre plutôt mal. Pour les allergiques de romance, celle-ci n’est pas un élément central de l’histoire et devrait les ravir.

Un rythme dynamique, une intrigue palpitante, de la magie, des émotions et de l’action, il est difficile de s’ennuyer en compagnie d’Owen.

Terre de Fauves est un hommage à la nature, tout autant qu’une critique de l’Homme ambitieux, qui séduira par son côté surnaturel et ses croyances ancestrales dans un magnifique décor.

Une histoire à savourer. J’ai adoré.

Note : 19,5/20. (Oui, je ne suis pas très cool. 😅. Je n’aurais pas été contre quelques pages supplémentaires, je reste un peu sur ma faim.)


Extrait du premier chapitre :

Silencieux, Owen l’observa longuement, comme si plus rien d’autre n’existait autour. Un léger sourire adoucit son visage. La lionne buvait patiemment, profitant du petit matin. Plus tard, elle rejoindrait les siens et s’étendrait probablement à l’ombre d’un marula, pour fuir la chaleur écrasante du soleil. Quelle magnifique créature, noble, puissante et majestueuse. Il se dégageait d’elle une aura particulière que seul Owen percevait.

2 commentaires sur “Terre de Fauves — Alec Ace

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