Avis

Le mystère du mangeur d’âmes (Les mystères fantastiques de Paris -1-) — Thomas Andrew & Sebastian Bernadotte

Couverture et présentation :

1889. Paris, la Ville Lumière et ses avenues arborées, ses boutiques raffinées, ses mondanités somptueuses, son effervescence urbaine, mais aussi sa criminalité surnaturelle sur laquelle l’I.S.F veille, avec, à son commandement, Louise de Stalles et Paul Deschanelles.

L’une est un succube aristocrate, au caractère bien trempé qui dévore la vie à pleines dents. Le second est un nécromancien dandy qui tourne de l’oeil dès qu’il croise un cadavre. Leurs points communs ? Le danger, le mystère et leur amour pour la gent masculine.

Lorsqu’une série d’homicides s’abat sur la Capitale à quelques jours de l’inauguration de l’Exposition Universelle, les deux enquêteurs se démènent et remuent ciel et terre pour dénicher ce maudit mangeur d’âme, quitte à se frotter, d’un peu trop près, à leurs ennemis et à réveiller, bien malgré eux, de vieux démons enfouis.

Éditeur : Juno Publishing
Numérique : 5€49
Papier : 17€50
Pages : 228
Sortie : avril 2020

Avis :

J’essaie de ne pas louper les sorties de certains auteurs, Thomas Andrew et Sebastian Bernadotte en font partie. Depuis le temps que j’attendais de découvrir ce roman, je n’avais qu’une hâte, le lire. Pourtant, l’ambiance historique et moi sommes incompatibles la plupart du temps mais je fais des exceptions.

Ce premier tome est une belle entrée en matière : on découvre nos deux enquêteurs et le monde qui les entoure, riche et prometteur.

Louise est une femme un brin agaçante, majoritairement arrogante mais ses répliques injectent une bonne dose d’humour donc on peut lui pardonner son caractère exécrable. En tant que succube, elle peut se permettre d’être insolente, étant puissante grâce à ses aptitudes.

Paul contraste. Plus réservé, moins sûr de lui, parfois perdu, le jeune homme se laisse facilement émouvoir et attendrir. Louise essaie en permanence de le booster pour qu’il agisse plutôt que de regarder le monde passer. D’autant qu’il a quelques difficultés pour utiliser ses dons de nécromanciens dans ce volume.

Ces deux-là bossent pour l’I.S.F. (Investigations Surnaturelles Françaises, rien à voir avec l’impôt sur la fortune). Cette première enquête en leur compagnie nous emmène sur les traces d’un mangeur d’âmes qui est un vrai mystère pour eux. Paul va rencontrer quelques personnages dont des elfes et constater que Louise, une fois encore, s’est attirée les défaveurs de leur Prêtresse. Pas à dire, cette succube n’est pas toujours très appréciée. La tâche risque d’être plus compliquée que prévue pour obtenir des informations essentielles et mettre la main sur le criminel.

L’intrigue avance sur de bonnes pistes, des mauvaises aussi mais se tient parfaitement. Le rythme est dynamique avec une juste mesure d’action et de passivité.

Au programme, quelques bastons, des rendez-vous galants, le luxe qui sied à la ville de Paris, des créatures fantastiques, des gadgets parfaits pour espions en herbe, des manipulations, de l’amitié, des crimes abominables, etc… le tout servi sur un ton plus plaisant que triste en dépit des évènements dramatiques qui s’y produisent.

L’épilogue est là pour nous inciter à découvrir la suite même s’il y a une fin à l’enquête principale. Hâte d’avoir le prochaine et de retrouver Paul et Louise.

Sans surprise, j’ai adoré !

Note : 18/20.


Début du roman :

Louise planta profondément sa fine épée tranchante dans la jambe droite de l’imposant colosse qui se trouvait en face d’elle. Ce dernier grimaça atrocement de douleur, et finit par tomber à la renverse, dos à terre, épuisé par la dizaine de coups de lame qu’elle venait de lui asséner. Il faut dire qu’il était coriace, le bougre. Sous le choc, ses crocs sortirent.

— N’y pense même pas… dit-elle en levant les yeux au ciel.

Ce n’était pas la première fois que la jeune femme était confrontée aux créatures surnaturelles, et notamment aux vampires. C’était pour ainsi dire son lot quotidien depuis trois ans. En temps ordinaire, il ne se passait pas une journée sans qu’elle croise le fer ou qu’elle se batte contre eux dans les égouts immondes de la ville, dans les bouges infâmes ou dans des salons parisiens prisés. Mais se faire attaquer le soir, dans une ruelle obscure dont la propreté laissait à désirer, non loin de chez elle, c’était du jamais vu.

6 commentaires sur “Le mystère du mangeur d’âmes (Les mystères fantastiques de Paris -1-) — Thomas Andrew & Sebastian Bernadotte

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