Avis

Autoboyographie de Christina Lauren

Couverture et présentation :

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Lorsque la famille de Tanner Scott quitte la Californie pour l’Etat, plus traditionnel, de l’Utah, le jeune homme se rend à l’évidence : il va falloir rentrer dans le placard à nouveau. Après tout, il ne lui reste plus qu’un semestre à tirer avant la liberté (comprendre : fuir l’Utah dès que possible). C’est alors que sa meilleure amie Autumn lui lance un défi : le prestigieux séminaire de Provo High.
Un programme où les étudiants ont quatre mois pour rédiger un roman. Tanner ne peut résister au plaisir de clouer le bec à Autumn… Quatre mois, c’est long et largement suffisant pour relever ce challenge. D’ailleurs, Tanner a bien raison. Preuve en est, il ne lui a fallu que quelques secondes pour repérer Sebastian Brother, le petit prodige – accessoirement mormon – qui a remporté le séminaire haut la main l’année passée.
Et il n’a eu besoin que de quelques semaines pour tomber éperdument amoureux de lui…

Éditeur : Hugo roman
Papier : 17 €
Numérique : 9€99
Pages : 400
Sortie : avril 2018

Mon avis :

Nous suivons principalement l’histoire du point de vue de Tanner, un jeune adulte de dix-huit ans. Deux ans et demi plus tôt, ils ont emménagé dans une ville où résident de nombreux Mormons. Sur les conseils de ses parents, Tanner doit alors cacher sa bisexualité. La mère de Tanner, par expérience, sait combien cette communauté peut se montrer cruelle vis à vis de l’homosexualité.

Jusqu’à présent, Tanner n’a pas trop eu besoin de se cacher, n’ayant pas ressenti de sentiments amoureux pour un autre garçon. Mais lorsque démarre son Séminaire, il a le coup de foudre pour l’assistant du professeur. Mais Sebastian n’est pas seulement celui qui a écrit un livre et qui va être publié… Il est aussi le fils de l’évêque et est profondément engagé dans sa foi.

Ce roman est beau. Il reste très pudique dans la manière d’aborder la romance et la sexualité (globalement, disons pour les livres que j’ai pu lire de ce duo d’autrices, on ne peut pas dire qu’elles soient réputées pour être softs) et c’était ce qu’il fallait pour donner un maximum de crédibilité à l’histoire.

Sebastian incarne parfaitement sa religion jusqu’au point de rupture où il va s’apercevoir des limites de cette dernière malgré sa foi.

Il veut lire mon livre, le livre qui raconte que je tombe amoureux de lui. Mais comment puis-je lui envoyer mon cœur alors que ce qu’il vient de dire, en termes très clairs, c’est qu’il ne parle pas la même langue ?

Tout le texte tourne autour de la problématique de l’homosexualité dans la religion. Que faire ? Se cacher ? Accepter d’être renié ? Jusqu’où Tanner est prêt à aller ? Compte-t-il rester un vilain petit secret ? Sebastian peut-il sortir de son déni ? Des questions qui vont trouver des réponses dans l’histoire.

Une belle romance malgré l’attitude presque détachée de Sebastian et les agissements contestables de Tanner. Mais l’être humain n’est pas parfait et a le droit à l’erreur du moment qu’il apprend.

Ma note : 18/20.

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