Avis

Fahrenheit 451 de Ray Bradbury

Couverture et présentation :

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451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement poursuivi par une société qui désavoue son passé.

Éditeur d’origine : Denoël
Numérique : 5€99
Poche : 5€60
Pages : 224
Sortie initiale : 1955

Mon avis :

Si je devais conseiller un seul livre sur la désolation du monde, de la politique, de la technologie, etc… ce serait celui-ci.

J’ose le comparatif, bien que ce ne soit pas tout à fait le même concept, 1984 (Orwell) et Le meilleur des mondes (Huxley) sont des livres assez lourds à lire, parfois inabordables pour certains lecteurs. Fahrenheit 451 offre une vraie réflexion, lui aussi, et le style me paraît être commode pour quiconque s’y risquerait.

J’avais prévu un grand discours, qui s’est fâné au fil des heures qui se sont écoulées, alors je vais me contenter du minimum.

Ce roman est une perle dans son genre. S’il n’a pas poussé trop loin ses réflexions, il n’en demeure pas moins intéressant qu’un autre. Il reste presque trop en surface, quoi que sa troisième partie semble plus tranchée pour ôter l’espoir du meilleur. Et encore, ceci est une perception personnelle. Peut-être qu’il y a la possibilité du mieux.

“Es-tu heureux, Montag ?” “Es-tu amoureux ?”

Des questions banales dont les réponses ont de quoi faire peur. Il y a une telle superficialité dans les rapports humains, à l’image de nos écrans qui nous délivrent un semblant d’attention mais qui ne comblent pas, jamais. L’internet et les réseaux sociaux ne remplaceront jamais votre famille ou vos amis, ou toutes les relations que l’on pourrait nouer dans la vraie vie. Montag le sait et le voit au travers de sa femme.

Bref. Ce roman, je l’ai aimé, beaucoup. J’y ai tellement vu de moi, de nous. Et je suis terrifiée face à ce que pourrait devenir le monde de nos enfants.

Nous contribuons tous au monde de demain. Les livres aussi. Fahrenheit 451 est un bel hommage aux bouquins, à ce qu’ils contiennent, à ce qu’ils permettent. C’est un hommage à notre liberté, celle qu’on a ou qu’on croit avoir.

À découvrir.

5 commentaires sur “Fahrenheit 451 de Ray Bradbury

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